Tu passes des heures sur les sentiers à dévaler des singles techniques ou à sauter des bosses, et tu aimerais garder un souvenir mémorable de tes sorties ? Filmer tes sessions est une excellente idée. Cependant, pour obtenir un rendu dynamique qui donne l'impression de vitesse sans donner le mal de mer à tes potes, il y a quelques règles à connaître. Découvre nos conseils indispensables pour dompter ta caméra embarquée en VTT et transformer tes sorties en véritables films d'action.
Choisir le bon emplacement pour installer sa caméra d'action
L’endroit où tu vas placer ta caméra va radicalement modifier le rendu visuel de ta vidéo. Chaque point de fixation a ses avantages et ses inconvénients.
La fixation sur le casque : le grand classique
Placer la caméra sur le haut du casque offre une vue dégagée, calquée sur ton propre regard. C’est l’idéal pour montrer la trajectoire que tu choisis sur la piste. En revanche, cette position a tendance à lisser le terrain et à gommer l'impression de pente ou de vitesse. Attention aussi aux branches basses qui croisent ton chemin !
Le harnais de poitrine : l'immersion au cœur de l'action
Pour beaucoup de riders, c’est le meilleur choix possible. Fixée sur un harnais (ou chesty), ta caméra embarquée en VTT capture à la fois le cintre, tes bras en plein travail et la piste qui défile devant toi. Le rendu est ultra-dynamique, immersif et retranscrit parfaitement l'engagement technique de ton pilotage.
La fixation sur le cintre ou le cadre du vélo
Fixer la caméra directement sur le cintre ou le tube diagonal offre des angles de vue originaux, au plus près des suspensions ou des roues. C’est parfait pour intégrer des plans de coupe originaux dans ton montage final. Si tu cherches des accessoires de fixation solides ou d'autres équipements high-tech, tu peux faire un tour dans les rayons spécialisés des grands magasins de sport.

Les réglages techniques pour une qualité vidéo optimale
Avoir le bon angle ne suffit pas, il faut aussi configurer ton boîtier correctement avant de t'élancer sur les pistes.
Résolution et fréquence d'images
Pour le VTT, la fluidité est la clé. Oublie le mode 24 images par seconde de l'industrie du cinéma. Privilégie une configuration en 1080p (Full HD) ou en 4K à 60 images par seconde (fps). Cela te permettra d'obtenir une image nette malgré la vitesse et t'offront la possibilité de réaliser de superbes ralentis au montage sur tes plus beaux sauts.
Activer la stabilisation numérique
Les vibrations sont l'ennemi numéro un du vététiste. Heureusement, les caméras modernes intègrent des systèmes de stabilisation numérique bluffants (comme l'HyperSmooth chez GoPro ou le RockSteady chez DJI). Assure-toi que cette option est activée pour fluidifier tes mouvements, sans quoi ta vidéo sera tout simplement impossible à regarder.
Préparez votre matériel la veille du départ
On ne croirait pas comme ça mais réaliser un chef d’oeuvre du 7ème art lors d’une sortie VTT entre potes demande un peu d’anticipation. Parce qu’il n’y a rien de plus frustrant et énervant avec la technologie que lorsque ça ne fonctionne pas, il est essentiel de ne rien laisser au hasard.
Voici donc une petite “check-list de la veille” qui devrait vous permettre d’arriver serein sur le lieu du tournage.
Charger ses batteries (si vous les laissez charger pendant la nuit, n’oubliez pas de les débrancher et des les embarquer en partant)
Vider sa carte mémoire (et la remettre de suite dans votre caméra pour ne pas l’oublier et pour vous assurer qu’un formatage n’est pas nécessaire).
Régler sa caméra
Rassembler tous les accessoires
Apprenez à filmer en vous amusant
Vous avez désormais toutes les informations techniques et tous les tips logistiques en main pour réaliser de beaux best-of de vos sorties. Sauf que… le talent et l’expérience de la vidéo, ça ne s’apprend pas sur internet (ou pas complètement en tout cas).
Vous allez d’abord faire des plans inexploitables, incohérents et inassimilables les uns aux autres, c’est inévitable. Ce n’est qu’au fil des vidéos que vous allez comprendre ce qu’il vous manque pour accoucher d’un vrai best-of qui met les frissons.
Alors : lâchez-vous ! Tentez des prises de vue inédites, des plans originaux, alternez les plans séquences et les plans très courts… Au fur et à mesure, vous comprendrez qu’il n’est pas nécessaire de filmer 8 heures pour une vidéo de 3 minutes, que parfois un plan de 5 secondes suffit et que surtout, c’est avant tout la bonne humeur des protagonistes de votre vidéo qui la rendra sympa. Alors entre deux plans de vélos, filmez votre pote qui n’arrive pas à descendre son vélo de la télécabine ou à déchausser en arrivant en bas.

Inspirez-vous des meilleurs
C’est compliqué au départ de savoir quoi filmer pour faire un film réussi. Pour ça, il y a quelques recettes “miracles” et quelques druides de la discipline. Parmi eux, on ne pourra que vous conseiller le meilleur : (notre ambassadeur) Kilian Bron.
En plus d’être l’un des meilleurs pilotes d’enduro au monde (il est vrai que ça aide un peu), il est aussi très doué pour nous emmener rider avec lui tout en restant dans notre canapé.
Alors pour prendre de l’inspiration (sur la partie vidéo seulement ça sera déjà suffisant) on vous laisse découvrir ses plus belles réalisations ici et ici.
D’abord on se fait plaisir, ensuite on filme
On discute plans, technique et matos mais on en oublierait presque l’essentiel : le plaisir.
Il ne faut pas oublier que ce que vous allez filmer c’est ce que vous allez rider ! Plus globalement, ce ne sera que le récit de votre sortie de vélo. Alors si vous voulez un film sympa, il faudra d’abord passer une journée sympa. Ça veut dire qu’on pense d’abord à s’amuser et qu’en parallèle on essaye de capturer les meilleurs moments de ces bons moments.
Si vous partez dans le raisonnement inverse, cela risque de rendre une vidéo ennuyeuse. Pourquoi ? Parce que vous aurez passé la journée à penser à votre film plutôt qu’à profiter de votre sortie du jour.
On vous souhaite bonne chance et on attend la projection de vos films dans les plus grands festivals de sports extrêmes !

Nos astuces de tournage pour dynamiser tes montages
Pour éviter que ta vidéo finale ne soit monotone, évite de laisser ta caméra allumée pendant une heure d'affilée. Séquence tes enregistrements : filme uniquement les sections de sentiers intéressantes, les passages techniques ou les moments de complicité avec tes potes. Pense aussi à nettoyer régulièrement la lentille de ton objectif. Une simple projection de boue ou une trace de doigt peut ruiner toute une matinée de tournage ! Avant de te lancer dans la production de tes propres vidéos professionnelles, n'hésite pas à consulter notre guide pour savoir comment debuter a velo et acquérir les bons réflexes sur le terrain.
Partager tes exploits avec la communauté Škoda We Love Cycling
Une fois ton montage terminé et ta vidéo partagée sur tes réseaux, pourquoi ne pas venir en discuter avec d'autres passionnés ? En rejoignant les clubs de la communauté, tu pourras échanger tes traces GPS, partager tes plus belles vidéos de descente et organiser des sorties mémorables avec des riders de ta région. C’est le meilleur endroit pour progresser, s'inspirer et trouver de nouveaux terrains de jeu à filmer !
Bien utiliser une caméra embarquée en VTT demande un peu de pratique et quelques ajustements, mais le résultat en vaut largement la peine. En variant les fixations, en soignant tes réglages et en coupant tes scènes au montage, tu obtiendras des vidéos dynamiques et captivantes. Alors charge tes batteries, vide ta carte mémoire et va rouler !


